Lundi 23 mars 2026, à la maison de la Chimie, c’était l’ouverture de la 10e édition de la Paris Arbitration Week, qui rassemble des personnes issues du milieu de l’arbitrage venues du monde entier dans la capitale française. Une semaine de rencontres et d’échanges qui s’est transformée, au cours d’une décennie seulement, en un véritable rendez-vous institutionnel. 

C’est le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, qui a inauguré cette semaine foisonnante de la Paris Arbitration Week (PAW). « L’arbitrage est une forme de civilisation avancée, une justice à la hauteur de notre temps, a lancé le ministre. C’est un langage commun, condition de la confiance ». Il s’est réjoui que Paris apparaisse comme une place d’arbitrage fiable, un point d’ancrage et a, bien sûr, évoqué la réforme du droit de l’arbitrage, indiquant qu’un projet de décret avait été remis au Conseil d’État (cf. LJAH 1721). La ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Éléonore Caroit, ancienne avocate, a ensuite pris la parole, au nom du quai d’Orsay, et annoncé que pour la première fois, le ministère parrainait officiellement la PAW. « Nous devons vocation à nous impliquer de plus en plus dans le droit international », a-t-elle déclaré, indiquant que le ministère soutenait l’événement de longue date, mais avait souhaité l’officialiser. « À enjeux globaux, réponses globales », a pointé la ministre, convaincue que l’arbitrage est l’occasion de poser des règles claires afin de préserver la confiance dans un contexte de multilatéralisme. « C’est le lieu d’un cadre de dialogue entre la politique et le droit », a-t-elle ajouté, rappelant aussi que les retombées économiques de la PAW avoisinent le milliard.

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Read the full article by Anne Portmann, published in La Lettre des Juristes d’Affaires, on 6 April 2026, in PDF.